{"id":320,"date":"2019-05-12T09:55:08","date_gmt":"2019-05-12T07:55:08","guid":{"rendered":"http:\/\/cawoliege.be\/?page_id=320"},"modified":"2019-05-12T09:56:03","modified_gmt":"2019-05-12T07:56:03","slug":"epipactis","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/cawoliege.be\/index.php\/orchidees-deurope\/epipactis\/","title":{"rendered":"Epipactis"},"content":{"rendered":"\n<ul class=\"wp-block-gallery columns-2 is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex\"><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"160\" height=\"210\" src=\"http:\/\/cawoliege.be\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/Epipactis-01.gif\" alt=\"\" data-id=\"321\" data-link=\"http:\/\/cawoliege.be\/?attachment_id=321\" class=\"wp-image-321\"\/><\/figure><\/li><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"160\" height=\"251\" src=\"http:\/\/cawoliege.be\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/Epipactis-02.gif\" alt=\"\" data-id=\"322\" data-link=\"http:\/\/cawoliege.be\/?attachment_id=322\" class=\"wp-image-322\"\/><\/figure><\/li><\/ul>\n\n\n\n<p><strong>A<\/strong>vec les <strong>Epipactis<\/strong>, nous changeons \nun peu de sch\u00e9ma g\u00e9n\u00e9ral. En effet, toutes les esp\u00e8ces pr\u00e9sentent des \ntiges feuill\u00e9es (\u00b1 dens\u00e9ment) \u00e9manant d\u2019un rhizome souterrain rampant \nsouvent ramifi\u00e9 et dont les fleurs (nombreuses) sont plus nettement \nouvertes que chez les deux genres pr\u00e9c\u00e9dents. Le labelle pr\u00e9sente une \nparticularit\u00e9 suppl\u00e9mentaire dans la mesure o\u00f9 il est compos\u00e9 de deux \nparties distinctes, celle qui touche au rostellum (<em>epichile<\/em>) et celle qui est ext\u00e9rieure (<em>hypochile<\/em>).\n Entre ces deux parties se trouve une \u00ab\u00a0articulation\u00a0\u00bb, mat\u00e9rialis\u00e9e par \nun resserrement du labelle, et qui l\u2019entra\u00eene souvent vers le bas.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>L<\/strong>es <em>Epipactis<\/em> sont \nessentiellement des esp\u00e8ces foresti\u00e8res et de milieux assez ferm\u00e9s, ils \npoussent dans la liti\u00e8re de feuilles mortes et de d\u00e9bris v\u00e9g\u00e9taux o\u00f9 ils\n trouvent de la nourriture en abondance et de l\u2019humidit\u00e9 en suffisance. \nMais certaines esp\u00e8ces pr\u00e9f\u00e8rent les milieux ouverts (<em>Epipactis palustris<\/em>, dans les prairies humides) et certains m\u00eame se contentent de talus ensoleill\u00e9s (<em>Epipactis distans<\/em>),\n alors que d\u2019autres poussent dans des endroits tr\u00e8s sombres et n\u2019ont \nquasi plus de feuilles (), voire plus du tout et presque compl\u00e8tement \nteint\u00e9s de pourpre (<em>Epipactis purpurea<\/em>). Dans ce dernier cas, il s\u2019agit d\u2019une esp\u00e8ce <strong>saprophyte<\/strong> qui ne poss\u00e8de pratiquement plus de chlorophylle et qui compte sur un champignon pour assurer sa nutrition.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>L<\/strong>es <em>Epipactis<\/em> ont une \nr\u00e9partition un peu bizarre dans la mesure o\u00f9 on retrouve une esp\u00e8ce, \nperdue au milieu de nulle part, bien loin en Afrique orientale \n(Ethiopie), alors que les autres esp\u00e8ces poussent en Europe et en Asie \n(plus <em>Epipactis helleborine<\/em>, naturalis\u00e9 en Am\u00e9rique du Nord, \nlui aussi amen\u00e9 l\u00e0 par les colons !). A ce jour, personne n\u2019a pu donner \nune explication plausible de la pr\u00e9sence de cette esp\u00e8ce si loin des \nautres. Cela date-t-il de la d\u00e9sertification du Sahara, suite \u00e0 laquelle\n cette esp\u00e8ce se serait retrouv\u00e9e isol\u00e9e des autres ? Ou bien \nprovient-elle des plantes poussant dans la p\u00e9ninsule arabique ? \nDifficile \u00e0 dire. En tout cas, c\u2019est une des \u00e9nigmes de l\u2019orchidologie.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>U<\/strong>ne autre bizarrerie pr\u00e9sente chez les <em>Epipactis<\/em> est l\u2019<strong>autogamie<\/strong>.\n Quelques esp\u00e8ces, au moment de la floraison, n\u2019\u00e9panouissent pas leurs \np\u00e9tales et s\u00e9pales mais, au contraire, gardent leurs boutons ferm\u00e9s. La \nplante proc\u00e8de \u00e0 une autof\u00e9condation sans avoir recours aux insectes. \nCela se remarque surtout dans les endroits sombres o\u00f9 peu de ces \ncommissionnaires volants osent s\u2019aventurer. Alors se pose la question de\n la reproduction. Tout le monde conna\u00eet les risques qu\u2019entra\u00eene la \nconsanguinit\u00e9 : \u00e0 terme, une r\u00e9gression de la plante n\u2019est pas \u00e0 \nexclure. Or, il semblerait (car ceci n\u2019est pas encore confirm\u00e9 \u00e0 100 %) \nque ces plantes n\u2019en souffrent pas et que des populations enti\u00e8res d\u2019<em>Epipactis<\/em> autogames existent un peu partout ! De plus, on conna\u00eet la facult\u00e9 des <em>Epipactis<\/em>\n \u00e0 se multiplier v\u00e9g\u00e9tativement par ramification de leur rhizome \nsouterrain, cela \u00e9vite de passer par la f\u00e9condation, toujours al\u00e9atoire.\n C\u2019est d\u2019ailleurs une des raisons pour laquelle les <em>Epipactis<\/em> poussent souvent en touffe.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>L<\/strong>es <em>Epipactis<\/em>, quand ils sortent de terre, tard au printemps, ressemblent assez bien \u00e0 des Sceaux-de-Salomon (<em>Polygonatum<\/em>)\n qui pousse \u00b1 aux m\u00eames endroits, mais les feuilles de ce dernier sont \noppos\u00e9es (= face \u00e0 face sur la tige), alors que celles de l\u2019orchid\u00e9e \nsont alternes (= une apr\u00e8s l&rsquo;autre sur la tige).<\/p>\n\n\n\n<p><strong>L<\/strong>e labelle de plusieurs esp\u00e8ces \npr\u00e9sentent un renfoncement assez brillant qui est cens\u00e9 attirer les \ninsectes : ceux-ci croient en effet qu\u2019il s\u2019agit de nectar. Or, il n\u2019en \nest rien. Quand ils ont visit\u00e9 ce renfoncement, ils sont pass\u00e9s sous les\n pollinies et s\u2019en sont charg\u00e9s\u2026 avant de les d\u00e9poser sur la fleur \nsuivante !!! Ing\u00e9nieux, vous avez dit ing\u00e9nieux ?<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Avec les Epipactis, nous changeons un peu de sch\u00e9ma g\u00e9n\u00e9ral. En effet, toutes les esp\u00e8ces pr\u00e9sentent des tiges feuill\u00e9es (\u00b1 dens\u00e9ment) \u00e9manant d\u2019un rhizome souterrain rampant souvent ramifi\u00e9 et dont les fleurs (nombreuses) sont plus nettement ouvertes que chez les deux genres pr\u00e9c\u00e9dents. 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