{"id":2156,"date":"2024-05-09T21:02:39","date_gmt":"2024-05-09T19:02:39","guid":{"rendered":"https:\/\/cawoliege.be\/?page_id=2156"},"modified":"2024-05-09T21:02:40","modified_gmt":"2024-05-09T19:02:40","slug":"croissance-culture","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/cawoliege.be\/index.php\/croissance-culture\/","title":{"rendered":"Croissance &#038; Culture"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>L<\/strong>es orchid\u00e9es pr\u00e9sentent deux types de croissance bien distincts. On en trouve des <strong>sympodiales<\/strong> et des <strong>monopodiales<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>L<\/strong>es orchid\u00e9es <strong>sympodiales<\/strong> ont un mode de croissance somme toute banal : chaque nouvelle pousse appara\u00eet \u00e0 la base ou sur le c\u00f4t\u00e9 ou \u00e0 une certaine hauteur du pseudobulbe, de la tige, etc. Bref, comme toute autre plante. En apparence, on dirait que ces plantes rampent sur leur support (sol, branche, rocher). Ces plantes finissent par former, au fil des ans, une grosse touffe. Cela pr\u00e9sente un avantage certain lorsqu\u2019on veut diviser sa plante, on en a vite 2, 3, 4 exemplaires (ou plus !) en fonction de sa force. Parmi les plus connues, on peut citer : <em>Cymbidium<\/em>, <em>Cattleya<\/em>, <em>Dendrobium<\/em>, <em>Oncidium<\/em>, <em>Coelogyne<\/em>, <em>Epidendrum<\/em>, <em>Lycaste<\/em>, <em>Calanthe<\/em>, <em>Orchis<\/em>, <em>Paphiopedilum<\/em>, etc.<br><strong>L<\/strong>es orchid\u00e9es <strong>monopodiales<\/strong> croissent toute leur vie sur la m\u00eame tige qui s\u2019allonge ind\u00e9finiment. Il n\u2019y a pas d\u2019apparition de nouvelle tige, les feuilles naissent au sommet de la tige et viennent se superposer sur les pr\u00e9c\u00e9dentes. En apparence, on dirait que ces plantes grimpent vers la cime des arbres qui les abritent. Ces plantes forment beaucoup plus rarement des touffes et leur m\u00e9thode de division est plus compliqu\u00e9e\u2026 hormis celles qui produisent r\u00e9guli\u00e8rement des racines sur leur tige. Parmi les plus connues, citons : <em>Phalaenopsis<\/em>, <em>Angraecum<\/em>, <em>Aerides<\/em>, <em>Renanthera<\/em>, <em>Vanda<\/em>, <em>Ascocentrum<\/em>, etc.<br>&nbsp;<strong>I<\/strong>l faut \u00e9galement signaler un ph\u00e9nom\u00e8ne parfois \u00e9tonnant intervenant indiff\u00e9remment chez l\u2019un ou l\u2019autre mode de croissance, les <strong>keikis<\/strong>. Ce mot, qui serait d\u2019origine hawa\u00efenne, signifie b\u00e9b\u00e9. Il s\u2019agit en fait de jeunes plantes apparaissant \u00e0 divers endroits sur une plante \u00ab&nbsp;m\u00e8re&nbsp;\u00bb. La cause de la production de ces rejetons fait encore l\u2019objet de nombreux d\u00e9bats dans la communaut\u00e9 scientifique. Il semblerait en tout cas que certaines esp\u00e8ces en produisent de mani\u00e8re syst\u00e9matique, tandis que d\u2019autres (dont l\u2019environnement n\u2019est visiblement plus optimal) les produisent afin d\u2019assurer leur descendance. Les avis sur le sujet sont tr\u00e8s partag\u00e9s. Parmi les esp\u00e8ces habitu\u00e9es qui semblent en produire de fa\u00e7on physiologique, citons : <em>Phalaenopsis equestris<\/em>, <em>Dendrobium kingianum<\/em>, <em>Pleione<\/em> sp., <em>Hammarbya paludosa<\/em>, <em>Epidendrum radicans<\/em>, etc. Par contre, d\u2019autres esp\u00e8ces produisent des keikis en cas de n\u00e9cessit\u00e9 vitale soit parce que les conditions de vie ne sont plus bonnes ou parce que les conditions culturales ne sont pas adapt\u00e9es, soit parce que la plante n\u2019arrive pas \u00e0 fleurir, \u2026 Ainsi, de nombreuses esp\u00e8ces de <em>Dendrobium<\/em> produisent des keikis quand le m\u00e9canisme de la floraison est perturb\u00e9 par un \u00e9l\u00e9ment ext\u00e9rieur (temp\u00e9rature, humidit\u00e9, \u2026 ) inad\u00e9quat. Enfin, il arrive que certaines esp\u00e8ces non coutumi\u00e8res du fait produisent \u00e0 l\u2019occasion des keikis : citons certains <em>Phalaenopsis<\/em>, <em>Aerides<\/em>, <em>Vanda<\/em>, \u2026 Ces keikis pr\u00e9sentent en outre l\u2019avantage d\u2019\u00eatre bien pratiques pour multiplier la plante concern\u00e9e : il suffit de pr\u00e9lever ces \u00ab&nbsp;b\u00e9b\u00e9s&nbsp;\u00bb d\u00e8s qu\u2019ils ont des racines suffisamment longues et de le rempoter \u00e0 part.<br>&nbsp;<strong>E<\/strong>nfin, quelques rares esp\u00e8ces d\u2019orchid\u00e9es s\u2019apparentent aux lianes par leur mode de croissance, la plus connue est \u00e9galement l\u2019esp\u00e8ce la plus cultiv\u00e9e au monde, c\u2019est la Vanille !<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Leurs cultures<\/h4>\n\n\n\n<p><strong>A<\/strong> l\u2019instar de toutes les autres plantes, les orchid\u00e9es r\u00e9clament des conditions sp\u00e9cifiques pour cro\u00eetre, fleurir et se multiplier. Comme toutes les autres plantes itou, elles ont besoin de lumi\u00e8re, d\u2019air, d\u2019eau, de nourriture et de temp\u00e9ratures adapt\u00e9es, rien de plus que nous finalement ! Eh oui, ce sont des \u00eatres vivants, il faut toujours le garder \u00e0 l\u2019esprit. Ainsi donc, il faut consid\u00e9rer tous ces param\u00e8tres pour appr\u00e9hender la culture \u00e0 leur appliquer.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>I<\/strong>nutile de vous faire un dessin, une plante sans lumi\u00e8re, \u00e7a devient une endive ou un c\u00e9leri blanc ! Ce n\u2019est pas ce que les orchid\u00e9es appr\u00e9cient sp\u00e9cialement. Provenant, pour la grande majorit\u00e9, des r\u00e9gions tropicales \u00e0 subtropicales, ces plantes sont habitu\u00e9es \u00e0 un niveau de lumi\u00e8re souvent fort \u00e9lev\u00e9, d\u2019ailleurs fort peu courant dans nos r\u00e9gions. Mais n\u2019oubliez pas qu\u2019on trouve des orchid\u00e9es \u00e0 tous les \u00e9tages de v\u00e9g\u00e9tation : du sous-bois \u00e0 peine \u00e9clair\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 la canop\u00e9e, presque en plein soleil, quand ce n\u2019est pas carr\u00e9ment sur des rochers expos\u00e9s au soleil de midi, o\u00f9 la seule source d\u2019humidit\u00e9 est procur\u00e9 par un petit coin d\u2019humus dans lequel les racines plongent pour y chercher un peu de fra\u00eecheur. La lumi\u00e8re est donc un facteur primordial. Nous en reparlerons.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Q<\/strong>ue ferions-nous sans air ? Nous \u00e9toufferions ! Rien d\u2019autre ne pr\u00e9vaut pour les orchid\u00e9es. Les orchid\u00e9es (et les autres plantes) ont un besoin vital d\u2019air, et il est absorb\u00e9 par les stomates situ\u00e9s sur la face inf\u00e9rieure des feuilles (le plus souvent), mais aussi sur les racines : rappelez-vous, la plupart des orchid\u00e9es vivent accroch\u00e9es aux troncs et branches d\u2019arbres o\u00f9 leurs racines ont tout loisir de pendre librement dans l\u2019air, et elles ne se privent pas de pomper l\u2019oxyg\u00e8ne n\u00e9cessaire \u00e0 leur m\u00e9tabolisme. De plus, l\u2019ambiance humide dans laquelle elles baignent g\u00e9n\u00e9ralement, serait source de maladie et d\u2019infection si l\u2019air n\u2019\u00e9tait pas perp\u00e9tuellement en mouvement. Ces conditions doivent \u00eatre reproduites autant que possible dans votre local de culture (qu\u2019il soit serre, v\u00e9randa, living, cuisine ou appartement). Ce mouvement d\u2019air est une garantie de sant\u00e9 pour vos orchid\u00e9es, en tout cas, il limite grandement le risque d\u2019apparition de maladies ou d\u2019infections. C\u2019est un facteur important \u00e9galement.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>L<\/strong>es orchid\u00e9es ne sont pas des cactus. L\u2019eau est source de vie, et les orchid\u00e9es ne d\u00e9rogent pas \u00e0 cette r\u00e8gle. Sans eau, pas de vie, ni d\u2019orchid\u00e9e. Mais la pr\u00e9sence de l\u2019eau d\u00e9pend de diff\u00e9rents facteurs : saison, altitude, substrat, localit\u00e9, \u2026 Ainsi, on trouve des orchid\u00e9es dans des r\u00e9gions d\u2019altitude o\u00f9 la pluie tombe quasi quotidiennement, et d\u2019autres dans des r\u00e9gions o\u00f9 une saison s\u00e8che et\/ou froide (parfois tr\u00e8s longue) succ\u00e8de \u00e0 une p\u00e9riode tr\u00e8s arros\u00e9e. Et tous les interm\u00e9diaires, pour vous faciliter la t\u00e2che. Les quantit\u00e9s et les cycles d\u2019arrosage jouent donc un r\u00f4le essentiel dans la vie d\u2019une orchid\u00e9e. Et m\u00eame si on ne peut reproduire au litre pr\u00e8s la pluviom\u00e9trie d\u2019origine, s\u2019en inspirer augmente d\u2019autant le bien-\u00eatre de vos plantes. L\u2019eau est bien s\u00fbr vitale pour toutes vos plantes.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>V<\/strong>ous mangez ? Les orchid\u00e9es aussi ! Ne nous leurrons pas, ce n\u2019est pas parce qu\u2019on pensait, au d\u00e9but du XXe si\u00e8cle, que des orchid\u00e9es carnivores existaient qu\u2019elles existent r\u00e9ellement. Non. Comme toutes les autres plantes, les orchid\u00e9es ont besoin de nourriture pour pouvoir construire de nouveaux tissus, de nouveaux organes, et finaliser leur floraison. Dans la nature, les orchid\u00e9es trouvent leur nourriture dans le sol (pour les terrestres), ou bien de ce qui leur tombe sur la t\u00eate (pour les \u00e9piphytes) : fientes, d\u00e9chets organiques, feuilles mortes, \u2026 qui, la chaleur ambiante aidant, se transforment rapidement en compost d\u2019o\u00f9 les racines retirent des \u00e9l\u00e9ments nutritifs. Dans la nature (du moins sans l\u2019Homme), rien ne se perd !<\/p>\n\n\n\n<p><strong>C<\/strong>omme il est dit plus haut, la majorit\u00e9 de nos orchid\u00e9es cultiv\u00e9es sont originaires des r\u00e9gions tropicales et subtropicales. Cela dit, m\u00eame dans ces pays, de nombreux biotopes sont pr\u00e9sents, parfois sur peu de distance, qui conditionnent des microclimats quelquefois forts diff\u00e9rents l\u2019un de l\u2019autre. Non seulement la latitude, mais aussi l\u2019altitude, jouent un r\u00f4le primordial. De m\u00eame, une plante de lisi\u00e8re aura des besoins en chaleur plus \u00e9lev\u00e9s qu\u2019une plante de sous-bois, o\u00f9 le couvert forestier fait tampon (les temp\u00e9ratures varient moins au coeur d\u2019une for\u00eat qu\u2019en lisi\u00e8re, o\u00f9 l\u2019apparition du plein soleil fait brusquement monter le mercure). D\u00e8s lors, la connaissance du milieu de vie et de l\u2019origine des orchid\u00e9es sont, on ne le r\u00e9p\u00e9tera jamais assez, essentiels. Prenez le seul exemple des <em>Dendrobium<\/em>. Certains vivent au niveau de la mer sous l\u2019\u00e9quateur. D\u2019autres vivent aussi sous l\u2019\u00e9quateur, mais \u00e0 plus de 3500 m\u00e8tres d\u2019altitude. A votre avis, ont-ils les m\u00eames besoins en temp\u00e9rature ? Non, bien s\u00fbr. Donc, ne vous basez jamais sur le seul nom pour choisir telle ou telle orchid\u00e9e chez vous, mais renseignez-vous plut\u00f4t sur son origine et son habitat. Ceci est naturellement valable pour les esp\u00e8ces botaniques (= telles qu\u2019on les trouve dans la nature). Pour les hybrides, c\u2019est assez diff\u00e9rent. Dans la mesure o\u00f9 ceux-ci sont issus de croisements entre des esp\u00e8ces ayant des exigences souvent diff\u00e9rentes, voire oppos\u00e9es, le r\u00e9sultat est une plante ayant des exigences moindres, ou en tout cas ayant \u00e9largi son seuil de tol\u00e9rance et pouvant s\u2019adapter \u00e0 des conditions diverses. Tout avantage pour les amateurs que nous sommes. D\u00e8s lors, il est \u00e9galement tr\u00e8s important de savoir si on a affaire \u00e0 une esp\u00e8ce botanique ou un hybride et, tant qu\u2019\u00e0 faire, quels en \u00e9taient les parents (dans ce dernier cas) !<\/p>\n\n\n\n<p><strong>B<\/strong>ref, en ce qui concerne les temp\u00e9ratures comme pour tout ce qui pr\u00e9c\u00e8de, plus on sera document\u00e9, mieux pourra-t-on apporter des conditions correctes \u00e0 ses plantes. Et elles vous en remercieront avec des floraisons \u00e0 faire p\u00e2lir d\u2019envie toutes vos connaissances\u2026<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Param\u00e8tres de culture<\/h4>\n\n\n\n<p><strong>N<\/strong>ous l\u2019avons vu dans les bases de culture, pour cultiver des orchid\u00e9es, il faut tenir compte de diff\u00e9rents param\u00e8tres vitaux : eau, a\u00e9ration, lumi\u00e8re, temp\u00e9rature, nourriture et habitat. Chacun de ces param\u00e8tres peut \u00eatre pris isol\u00e9ment mais, seul, il n\u2019est pas suffisant pour permettre \u00e0 une orchid\u00e9e (et n\u2019importe quelle plante d\u2019ailleurs) de pousser ! D\u00e8s lors, c\u2019est dans leur globalit\u00e9 qu\u2019il faut consid\u00e9rer ces \u00e9lements, ils interagissent tous entre eux. C\u2019est bon \u00e0 savoir\u2026<\/p>\n\n\n\n<p><strong>N<\/strong>ous allons maintenant analyser l\u2019impact que chacun de ces \u00e9lements ont sur nos plantes.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>L<\/strong>\u2018eau est essentielle \u00e0 toute vie, c\u2019est elle qui est \u00e0 la base de tout sur notre Terre. Les orchid\u00e9es n\u2019\u00e9chappent \u00e0 cette r\u00e8gle, d\u2019autant que la majorit\u00e9 de celles que l\u2019on cultive proviennent de r\u00e9gions o\u00f9 la quantit\u00e9 annuelle des pr\u00e9cipitations est souvent largement sup\u00e9rieure \u00e0 celles que nous connaissons sous nos latitudes\u2026 Ce sont essentiellement les racines qui absorbent l\u2019eau, les feuilles, quant \u00e0 elles, par leur respiration, absorbent de la vapeur d\u2019eau. Ces m\u00eames feuilles en \u00e9vacuent lors de la transpiration, tout comme nous ! Elle est n\u00e9cessaire \u00e0 la rigidit\u00e9 des plantes : en remplissant les cellules constitutives des plantes. Une plante en manque d\u2019eau est molle, perd sa forme, se recroqueville et quelquefois change m\u00eame de couleur. Le minimum vital d\u2019eau est propre \u00e0 chaque plante, mais la perte, m\u00eame de quelques pourcents seulement, peut lui \u00eatre fatale !!! Les orchid\u00e9es ont d\u00e9velopp\u00e9 quantit\u00e9 de strat\u00e9gies pour pallier le manque d\u2019eau inh\u00e9rent au biotope, \u00e0 la saison, \u00e0 l\u2019environnement, etc. Pour beaucoup, il s\u2019agit des pseudobulbes qui sont de v\u00e9ritables silos \u00e0 eau et \u00e0 \u00e9l\u00e9ments nutritfs. Pour d\u2019autres, il s\u2019agit des feuilles, \u00e9paisses et coriaces, comme celles des <em>Cattleya<\/em> ou des <em>Phalaenopsis<\/em>. Les racines de quelques genres ou esp\u00e8ces (les <em>Barkeria<\/em> par exemple) participent de la m\u00eame adaptation. Ces organes de r\u00e9serve jouent un r\u00f4le essentiel dans la vie des plantes. Si un <em>Cattleya<\/em> ou un <em>Phalaenopsis<\/em> perd ses feuilles, par exemple, sa survie m\u00eame est menac\u00e9e. L\u2019hydratation d\u2019une plante doit donc \u00eatre bien surveill\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>L<\/strong>\u2018a\u00e9ration permet la respiration, favorise la transpiration, la dispersion des polluants\u2026 ou des graines, l\u2019ass\u00e8chement des plantes apr\u00e8s une nuit humide ou une forte averse, diminue le risque d\u2019installation de certaines maladies, emp\u00eache le confinement, augmente le d\u00e9ss\u00e8chement, \u2026 On le voit, l\u2019a\u00e9ration a une influence sur de nombreux aspects de la culture de ces plantes. En tout \u00e9tat de cause, il faut \u00e9viter le confinement, il est la porte ouverte \u00e0 tous les probl\u00e8mes (apparition de maladies, augmentation trop importante de l\u2019humidit\u00e9, \u2026). <em>A contrario<\/em>, il vaut mieux \u00e9viter les courants d\u2019air, surtout en hiver, le choc thermique qui en r\u00e9sulte risque d\u2019abimer les plantes, et surtout les fleurs et les boutons floraux, particuli\u00e8rement sensibles aux diff\u00e9rences de temp\u00e9rature. En \u00e9t\u00e9, par une chaude journ\u00e9e, l\u2019a\u00e9ration permet de rafra\u00eechir les plantes qui, sinon, risquent de tomber en l\u00e9thargie\u2026 Car les orchid\u00e9es ont, chacune, un niveau de tol\u00e9rance \u00e0 la temp\u00e9rature : trop chaud ou trop froid, leur m\u00e9tabolisme se met quasi \u00e0 l\u2019arr\u00eat. Si cette situation perdure, des l\u00e9sions, quelquefois irr\u00e9versibles, peuvent appara\u00eetre. Dans la nature, il pleut souvent la nuit, le vent permet aux plantes de s\u00e9cher et l\u2019\u00e9vaporation de cette eau abaisse localement la temp\u00e9rature, ce qui est fort utile sous ces latitudes\u2026 Chez vous, quand vous arrosez, il arrive toujours que de l\u2019eau tombe sur une partie de plante. Si elle ne s\u2019\u00e9vapore pas rapidement, les spores des champignons (toujours pr\u00e9sents dans l\u2019atmosph\u00e8re) ne tarderont pas \u00e0 s\u2019installer dans cette eau, puis p\u00e9n\u00e9trer dans la plante, avant de se d\u00e9velopper et affaiblir la plante\u2026 ouvrant ainsi la porte aux autres ravageurs que sont les bact\u00e9ries ou d\u2019autres champignons plus agressifs. Il est donc important que l\u2019eau disparaisse rapidement de la surface de vos plantes. D\u2019un autre c\u00f4t\u00e9, l\u2019a\u00e9ration, en favorisant l\u2019\u00e9vaporation, augmente \u00e9galement le d\u00e9ss\u00e8chement des v\u00e9g\u00e9taux\u2026 Il faut en tenir compte lors de l\u2019utilisation d\u2019un ventilateur et pour l\u2019installation de celui-ci : en effet, il ne faut pas le placer trop pr\u00e8s des plantes ni le faire fonctionner trop fort pour \u00e9viter la casse des hampes florales par exemple.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>T<\/strong>ous les v\u00e9g\u00e9taux ont besoin de lumi\u00e8re, elle leur permet de r\u00e9aliser la photosynth\u00e8se, qui est l\u2019utilisation de l\u2019\u00e9nergie solaire pour transformer l\u2019eau, les min\u00e9raux, \u2026 en \u00e9l\u00e9ments nutritifs assimilables par la plante. Une plante qui re\u00e7oit peu de lumi\u00e8re pousse peu, une qui en re\u00e7oit trop\u2026. br\u00fble ! Chaque esp\u00e8ce a ses propres besoins en lumi\u00e8re, il peut d\u2019ailleurs y avoir d\u2019\u00e9normes diff\u00e9rences au sein d\u2019un m\u00eame genre. La longueur d\u2019onde joue \u00e9galement un r\u00f4le : en montagne, \u00e0 haute altitude, l\u00e0 o\u00f9 la couche d\u2019air est moins importante, la quantit\u00e9 d\u2019ultraviolets est sup\u00e9rieure et conduit le plus souvent \u00e0 la nanification des plantes (cfr. les plantes alpines dites \u2018de rocaille\u2019). La quantit\u00e9 de lumi\u00e8re joue \u00e9galement un r\u00f4le dans la coloration des plantes et des fleurs. Un <em>Miltonia<\/em> qui re\u00e7oit trop de lumi\u00e8re va rougir. Si on place une plante \u00e0 l\u2019ombre et une semblable \u00e0 une lumi\u00e8re vive, les fleurs de la seconde seront g\u00e9n\u00e9ralement nettement plus color\u00e9es que celles de la premi\u00e8re. Sous les Tropiques, la quantit\u00e9 journali\u00e8re et annuelle de lumi\u00e8re re\u00e7ue varie peu, entre 11 et 14 heures par jour. Chez nous, on est loin du compte. Avec un maximum de 8 heures en d\u00e9cembre et de 16h30 en juin, la quantit\u00e9 de lumi\u00e8re est tr\u00e8s variable. C\u2019est notamment \u00e0 la mauvaise saison que les orchid\u00e9es manquent cruellement de lumi\u00e8re. La solution est \u00e9videmment un apport de lumi\u00e8re artificielle que l\u2019on peut coupler \u00e0 un programmateur pour apporter un minimum de 12 heures de lumi\u00e8re par jour. L\u2019apparition r\u00e9cente des LEDs permet de diminuer la consommation \u00e9lectrique (et donc le co\u00fbt d\u2019utilisation) et aussi l\u2019\u00e9chauffement provoqu\u00e9s par les anciennes lampes \u00e0 incandescence. De plus, il y a fort \u00e0 parier que le d\u00e9veloppement futur de ces lampes LEDs diminuera, d\u2019une part, leur co\u00fbt (encore assez \u00e9lev\u00e9) et, d\u2019autre part, augmentera leur efficacit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>L<\/strong>es anc\u00eatres des <em>Phalaenopsis<\/em> vivaient dans les r\u00e9gions tropicales o\u00f9 les temp\u00e9ratures sont g\u00e9n\u00e9ralaement \u00e9lev\u00e9es et peu variables l\u2019ann\u00e9e durant. Il faut donc leur \u00e9viter les temp\u00e9ratures trop basses (- de 14\u00b0C par ex.) et des variations trop importantes. Mais vous savez que les <em>Phalaenopsis<\/em> sont loin d\u2019\u00eatre les seules orchid\u00e9es cultiv\u00e9es (et c\u2019est tant mieux) et il faut savoir que, m\u00eame parmi les esp\u00e8ces d\u2019origine tropicale, beaucoup proviennent de r\u00e9gions montagneuses o\u00f9 elles subissent l\u2019influence de saisons bien marqu\u00e9es et o\u00f9 l\u2019altitude joue \u00e9galement un r\u00f4le. Ainsi, certains <em>Dendrobium<\/em>, <em>Pleione<\/em>, <em>Masdevallia<\/em>, <em>Pleurothallis<\/em>, <em>Cattleya<\/em> m\u00eame, connaissent une alternance de saisons \u2018chaudes\u2019 et de saisons dite \u2018froides\u2019. Cette alternance \u00e9tant m\u00eame quelquefois vitale pour la sant\u00e9 de la plante. En g\u00e9n\u00e9ral d\u2019ailleurs, la saison dite \u2018froide\u2019 permet \u00e0 la plante de se reposer pour pr\u00e9parer la bonne saison suivante.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Protection des Orchid\u00e9es<\/h4>\n\n\n\n<p><strong>L<\/strong>es orchid\u00e9es font partie des \u00eatres vivants dont la survie est des plus menac\u00e9es. La modification de leur milieu naturel, les pr\u00e9l\u00e8vements sauvages, la pollution, l\u2019emploi d\u2019amendements chimiques, d\u2019herbicides et de pesticides, \u2026 sont autant de facteurs dont l\u2019impact est tr\u00e8s important sur ces plantes et leur environnement.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>L<\/strong>a pr\u00e9sence d\u2019une orchid\u00e9e en un lieu donn\u00e9 est le signe de son \u00e9quilibre : ici cohabitent en harmonie tous ces \u00eatres vivants. La moindre modification intervenant dans ce milieu met en p\u00e9ril de nombreuses esp\u00e8ces, dont les orchid\u00e9es. Ces derni\u00e8res sont hypersp\u00e9cialis\u00e9es et tributaires de facteurs bien pr\u00e9cis pour leur germination, croissance, \u00e9panouissement et reproduction.<br>&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>A<\/strong>insi, la germination des graines d\u2019orchid\u00e9es, souvent minuscules, et quelquefois si fines qu\u2019elles sont quasi invisibles \u00e0 l\u2019\u0153il nu, d\u00e9pend de la pr\u00e9sence d\u2019un champignon sp\u00e9cifique qui va envahir la graine en lui apportant l\u2019eau et les \u00e9l\u00e9ments nutritifs n\u00e9cessaires au d\u00e9veloppement d\u2019un protocorme. En retour, ce protocorme, puis la jeune plantule qui en d\u00e9rivera, va apporter au champignon les \u00e9l\u00e9ments nutritifs g\u00e9n\u00e9r\u00e9s par la photosynth\u00e8se qu\u2019il est incapable de r\u00e9aliser lui-m\u00eame.<br>&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>L<\/strong>a croissance et l\u2019\u00e9panouissement des orchid\u00e9es d\u00e9pendent essentiellement de facteurs climatiques, mais aussi environnementaux. Chaque esp\u00e8ce d\u2019orchid\u00e9e pousse dans des conditions particuli\u00e8res (mais c\u2019est propre \u00e0 tous les \u00eatres vivants) : temp\u00e9ratures, pr\u00e9cipitations, \u2026 Les modifications climatiques annonc\u00e9es pour ces prochaines d\u00e9cennies vont avoir un impact certain sur les orchid\u00e9es : des r\u00e9gions enti\u00e8res vont se retrouver avec un climat diff\u00e9rent dans un laps de temps <em>a priori<\/em> trop court pour laisser le temps aux plantes de s\u2019adapter. Il est clair qu\u2019une saison s\u00e8che plus longue ou, \u00e0 l\u2019inverse, une saison de pluie plus longue, modifieront bien des comportements. De m\u00eame, les diff\u00e9rences thermiques (d\u00e9j\u00e0 bien sensibles sous nos latitudes !), que ce soit entre le jour et la nuit ou d\u2019un bout \u00e0 l\u2019autre de l\u2019ann\u00e9e, vont influencer tout autant la r\u00e9partition de certaines esp\u00e8ces que leur aptitude \u00e0 cro\u00eetre, fleurir ou germer. A des latitudes plus \u00e9lev\u00e9es, des esp\u00e8ces plus \u00ab&nbsp;m\u00e9ridionales&nbsp;\u00bb appara\u00eetront; tandis qu\u2019\u00e0 des altitudes plus \u00e9lev\u00e9es (et cela, sous n\u2019importe quelle latitude), l\u2019absence de fra\u00eecheur de plus en plus marqu\u00e9e risque de faire dispara\u00eetre nombre d\u2019esp\u00e8ces tributaires de ce froid ou de cette fra\u00eecheur.<br>&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>E<\/strong>nfin, la reproduction, somme toute l\u2019enjeu unique d\u2019une floraison \u2013 on a souvent tendance \u00e0 l\u2019oublier, la reproduction donc semble compromise d\u00e8s qu\u2019on touche, d\u2019une fa\u00e7on ou d\u2019une autre, \u00e0 ses vecteurs que sont les insectes ou les oiseaux (le pollen des orchid\u00e9es \u00e9tant agglom\u00e9r\u00e9 en une substance visqueuse et lourde, l\u2019intervention du vent dans la pollinisation des ochid\u00e9es est nulle !). D\u00e8s qu\u2019on utilise un insecticide, on peut mettre en p\u00e9ril un insecte pollinisateur et, par cons\u00e9quent, la reproduction d\u2019une (ou plusieurs) esp\u00e8ce(s) d\u2019orchid\u00e9es. En effet, il faut savoir que les orchid\u00e9es ont, dans leur toute grande majorit\u00e9, chacune leur pollinisateur attitr\u00e9 et quelquefois m\u00eame exclusif. Rendez-vous compte, si cet insecte vient \u00e0 dispara\u00eetre, l\u2019orchid\u00e9e n\u2019y survivra pas longtemps. D\u2019autant que, contrairement \u00e0 d\u2019autres esp\u00e8ces v\u00e9g\u00e9tales, peu d\u2019orchid\u00e9es ont d\u00e9velopp\u00e9 des m\u00e9thodes de multiplications \u00ab&nbsp;secondaires&nbsp;\u00bb : bouturage, marcottage, division\u2026 qui auraient pu leur permettre une dispersion plus vaste et moins cibl\u00e9e !<br>&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>E<\/strong>nfin, le mode de vie de beaucoup d\u2019orchid\u00e9es les rend particuli\u00e8rement fragiles aux activit\u00e9s humaines. Que ce soient les orchid\u00e9es de prairies (an\u00e9anties par les pratiques culturales utilisant les engrais chimiques qui favorisent les gramin\u00e9es aux d\u00e9pens du reste), de marais (victimes de soi-disant \u00ab&nbsp;assainissements&nbsp;\u00bb n\u00e9cessaires \u00e0 la rentabilisation de ces milieux pr\u00e9tendus improductifs), ou \u00e9piphytes (qui ont la mauvaise habitude de pousser sur les vieux arbres dont la valeur commerciale \u00e9lev\u00e9e attire les sp\u00e9culateurs), toutes ces pauvres plantes se retrouvent donc sur le chemin du \u00ab&nbsp;progr\u00e8s&nbsp;\u00bb et du \u00ab&nbsp;profit&nbsp;\u00bb ! Et qui s\u2019en pr\u00e9occupe ? Personne\u2026 sinon les amateurs d\u2019orchid\u00e9es que nous sommes !<\/p>\n\n\n\n<p><strong>C<\/strong>\u2019est la raison pour laquelle toute association d\u2019orchidophiles qui se respecte doit tenir compte de cet aspect important. Trop d\u2019esp\u00e8ces ont d\u00e9j\u00e0 disparu \u00e0 tout jamais de la surface de la Terre, arr\u00eatons le massacre et sauvons ce qui peut encore l\u2019\u00eatre !<br>&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>L<\/strong>e CAWO s\u2019est donc engag\u00e9, par ses statuts, \u00e0 respecter la Convention de Washington qui r\u00e9glemente le commerce des esp\u00e8ces en danger, mieux connue sous l\u2019appellation <strong>CITES<\/strong>, pour \u00ab&nbsp;<em>Convention on International Trade of Endangered Species<\/em>\u00ab&nbsp;. Cette convention sp\u00e9cifie les esp\u00e8ces concern\u00e9es par son application et prescrit les moyens \u00e0 mettre en vigueur pour le respect de son application. Les pays ayant ratifi\u00e9 cette convention (dont la Belgique) sont cens\u00e9s la respecter et la faire appliquer sur leur territoire. La Communaut\u00e9 europ\u00e9enne a \u00e9galement \u00e9dict\u00e9 des directives allant dans le m\u00eame sens, mais assorties de particularismes locaux.<br><strong>P<\/strong>our acc\u00e9der au site :<br><br><strong>C<\/strong>ette convention a pourtant des effets pervers. En effet, certaines esp\u00e8ces class\u00e9es en Annexe I, c\u2019est-\u00e0-dire dont la vente, voire la possession m\u00eame, sont strictement interdites, continuent pourtant de circuler. La liste compl\u00e8te peut \u00eatre obtenue sur le site de l\u2019<strong>IUCN<\/strong> (International Union for Conservation of Nature.<br>Un exemple r\u00e9cent est le mini-scandale qui a \u00e9clat\u00e9 lors de la derni\u00e8re \u00e9dition de l\u2019EOC, \u00e0 Londres, en 2003 : des exposants am\u00e9ricains se sont vus autoriser la vente de plantes de <em>Paphiopedilum vietnamense<\/em> (pourtant class\u00e9 en Annexe I, comme tous les Paphiopedilums) et certains de ses hybrides, mais il leur a \u00e9t\u00e9 refus\u00e9 de les r\u00e9exporter vers les Etats-Unis ! D\u2019autre part, en partant du principe que ce qui est rare est cher, cette convention, au lieu de favoriser la protection et la pr\u00e9servation des orchid\u00e9es, encourage la contrebande et les arrachages massifs, en raison des profits \u00e9normes g\u00e9n\u00e9r\u00e9s par les orchid\u00e9es. Autre exemple, il est d\u00e9j\u00e0 arriv\u00e9 que certains esp\u00e8ces soient d\u00e9couvertes, mais que cette trouvaille soit gard\u00e9e secr\u00e8te le temps, pour certains producteurs, de les multiplier en cachette avant les revendre \u00e0 prix d\u2019or d\u00e8s que leur d\u00e9couverte a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e et leur commerce autoris\u00e9 ! Enfin, l\u2019histoire rocambolesque du <em>Phragmipedium kovachii<\/em> constitue \u00e9galement un exemple frappant r\u00e9cent !<br><strong>P<\/strong>our acc\u00e9der au site :<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Q<\/strong>ue faire \u00e0 notre petit niveau pour limiter au maximum les effets de ces trafics ? La premi\u00e8re chose est de se limiter aux plantes qui proviennent de culture. On trouve malheureusement encore trop souvent des plantes arrach\u00e9es \u00e0 leur nature ou \u00ab&nbsp;tomb\u00e9es de l\u2019arbre&nbsp;\u00bb chez des revendeurs, voire m\u00eame chez des producteurs connus peu scrupuleux. Ce sont des pratiques et des gens qu\u2019il faut \u00e9viter. Normalement, il est assez facile de les distinguer. Les plantes cultiv\u00e9es pr\u00e9sentent g\u00e9n\u00e9ralement une croissance r\u00e9guli\u00e8re et harmonieuse, des feuilles en bon \u00e9tat (sans trou, tache, coup de soleil, \u2026) et des racines poussant en cercle (dans le cas d\u2019esp\u00e8ces cultiv\u00e9es en pot). La question ne se pose d\u2019habitude pas pour les hybrides, r\u00e9sultat de manipulations humaines en vue d\u2019obtenir des plantes plus faciles \u00e0 cultiver que les parents, tout en ne conservant que les avantages de l\u2019un et de l\u2019autre ! Les plantes provenant de la nature ont souvent un tout autre aspect : les conditions climatiques n\u2019\u00e9tant pas toujours r\u00e9guli\u00e8res, m\u00eame sous les Tropiques, la croissance est tout aussi irr\u00e9guli\u00e8re; les feuilles sont souvent attaqu\u00e9es par l\u2019une ou l\u2019autre bestiole ou pr\u00e9sentent des coups de soleil\u2026<\/p>\n\n\n\n<p><strong>M<\/strong>ais on aurait grand tort de limiter cette protection aux orchid\u00e9es exotiques. En Europe, poussent plusieurs centaines d\u2019esp\u00e8ces d\u2019orchid\u00e9es (le dernier recensement signale plus de 400 esp\u00e8ces !). Et on peut affirmer sans crainte (!?!) que pr\u00e8s de 90% sont menac\u00e9es de disparition \u00e0 \u00b1 court terme\u2026 si on n\u2019intervient pas rapidement. Des mesures ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 prises pour pr\u00e9server de vastes territoires, mais cela reste encore insuffisant. Au rythme de 5 \u00e0 10 esp\u00e8ces qui disparaissent par an, faites le compte des ann\u00e9es restant avant l\u2019extinction totale des orchid\u00e9es europ\u00e9ennes !<\/p>\n\n\n\n<p><strong>L<\/strong>e CAWO s\u2019est donc adress\u00e9 aux <strong>RNOB<\/strong> (R\u00e9serves naturelles et ornithologiques de Belgique) pour \u00e9tablir un plan d\u2019action commun en vue de la sauvegarde des orchid\u00e9es en Belgique. Oh, bien s\u00fbr, nos moyens sont limit\u00e9s, mais si chacun s\u2019y mettait, elles auraient d\u2019autant plus de chance de survivre. Nous travaillons donc en partenariat depuis 2002 avec les RNOB, pour la gestion de la r\u00e9serve de On. Cette r\u00e9serve abrite une quinzaine d\u2019orchid\u00e9es, dont la station la plus septentrionale de l\u2019<em>Himantoglossum hircinum<\/em>, l\u2019orchis bouc. Un <em>Epipactis<\/em> inhabituel s\u2019y trouve \u00e9galement et fait actuellement l\u2019objet d\u2019\u00e9tudes particuli\u00e8res. Divers am\u00e9nagements, destin\u00e9s \u00e0 favoriser l\u2019expansion des orchid\u00e9es, ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s. Les premiers r\u00e9sultats sont donc attendus avec impatience. Ils seront naturellement publi\u00e9s dans ces pages.<br>Pour acc\u00e9der au site :<\/p>\n\n\n\n<p><strong>U<\/strong>ne station d\u2019<em>Orchis purpurea<\/em>, devenu tr\u00e8s rare en Belgique, situ\u00e9e pr\u00e8s de Henri-Chapelle, leur a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 signal\u00e9e en 2003. Il semblerait que la proc\u00e9dure de classement soit en cours.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>B<\/strong>ref, ce ne sont ni les r\u00e9jouissements ni les craintes qui manquent. Il reste du travail et un de nos buts est justement d\u2019inculquer les enjeux et les cons\u00e9quences de la protection des orchid\u00e9es \u00e0 nos membres, car, si on ne fait rien, quelle Terre laisserons-nous \u00e0 nos enfants ???<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les orchid\u00e9es pr\u00e9sentent deux types de croissance bien distincts. On en trouve des sympodiales et des monopodiales. 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