{"id":2154,"date":"2024-05-09T20:55:14","date_gmt":"2024-05-09T18:55:14","guid":{"rendered":"https:\/\/cawoliege.be\/?page_id=2154"},"modified":"2024-05-09T20:55:15","modified_gmt":"2024-05-09T18:55:15","slug":"leurs-habitats","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/cawoliege.be\/index.php\/leurs-habitats\/","title":{"rendered":"Leurs habitats"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>L<\/strong>es orchid\u00e9es ont colonis\u00e9 toutes sortes de milieux de vie et il n\u2019y a gu\u00e8re que les pleines eaux et les d\u00e9serts (chauds ou froids) qui n\u2019accueillent pas d\u2019esp\u00e8ces d\u2019orchid\u00e9es. Elles sont pr\u00e9sentes sur tous les continents, en nombre variable. On les retrouve dans les prairies, les alpages, la savane, les for\u00eats (polaires, temp\u00e9r\u00e9es, tropicales ou \u00e9quatoriales), les tourbi\u00e8res, les marais, les bords des cours d\u2019eau, sur les falaises, dans certaines cultures, dans les pelouses et\/ou jardins, de m\u00eame que dans certaines zones assez s\u00e8ches, voire semi-d\u00e9sertiques, du niveau de la mer jusqu\u2019\u00e0 plus de 4.000 m d\u2019altitude ! Certains genres se rencontrent sur plusieurs continents (<em>Bulbophyllum<\/em>, <em>Vanilla<\/em>, <em>Habenaria<\/em>, <em>Cypripedium<\/em>, <em>Liparis<\/em>, \u2026), alors que d\u2019autres sont strictement limit\u00e9s \u00e0 des zones restreintes et quelquefois minuscules (<em>Stenoglottis<\/em>, <em>Barlia<\/em>, \u2026). Il existe ce que l\u2019on appelle plusieurs centres de r\u00e9partition, qui sont en quelque sorte des foyers d\u2019\u00e9volution, c\u2019est l\u00e0 qu\u2019on rencontre la plus grande vari\u00e9t\u00e9 d\u2019esp\u00e8ces de certains genres : par exemple, la Nouvelle-Guin\u00e9e est un des centres de r\u00e9partition du genre <em>Dendrobium<\/em>, le Br\u00e9sil en est un aussi pour les <em>Cattleya<\/em>, l\u2019Afrique du Sud pour les <em>Disa<\/em>, Madagascar pour les <em>Angraecum<\/em>, la Sib\u00e9rie orientale et la Chine pour les <em>Cypripedium<\/em>, etc. Alors que certaines esp\u00e8ces sont r\u00e9pandues sur de vastes territoires (<em>Epipactis helleborine<\/em>, <em>Cypripedium calceolus<\/em>, <em>Spathoglottis plicata<\/em>, \u2026 ce qui n\u2019est en aucune mani\u00e8re un signe d\u2019abondance !), d\u2019autres sont limit\u00e9es \u00e0 une vall\u00e9e, \u00e0 une montagne, \u00e0 une \u00eele, \u00e0 une for\u00eat\u2026 comme <em>Dactylorhiza sphagnicola<\/em>, \u00e0 l\u2019aire de r\u00e9partition limit\u00e9e \u00e0 quelques tourbi\u00e8res de Belgique et, peut-\u00eatre, d\u2019Allemagne et de France (?).<br>&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>O<\/strong>n en trouve des <strong>terrestres<\/strong>, des <strong>lithophytes<\/strong> et des <strong>\u00e9piphytes<\/strong>. Bon, les terrestres, ce n\u2019est pas trop compliqu\u00e9 \u00e0 comprendre, elles vivent dans le sol et d\u00e9veloppent feuilles, tiges et fleurs \u00e0 la bonne saison. Les lithophytes croissent sur les pierres, du moins c\u2019est la d\u00e9finition du nom. En r\u00e9alit\u00e9, elles pr\u00e9f\u00e8rent plut\u00f4t se placer dans de petites anfractuosit\u00e9s o\u00f9 un peu d\u2019humus s\u2019accumule et o\u00f9 l\u2019humidit\u00e9 reste plus importante qu\u2019en surface (o\u00f9 elle s\u2019\u00e9vapore rapidement sous l\u2019action combin\u00e9e du soleil et du vent). Cela dit, on conna\u00eet des orchid\u00e9es qui poussent \u00e0 m\u00eame la roche (<em>Cyrtopodium<\/em>, certains <em>Laelia<\/em>, certains <em>Dendrobium<\/em>, \u2026). Enfin, les \u00e9piphytes poussent sur les arbres, mais l\u2019arbre n\u2019est que leur support, il n\u2019y a pas de parasitisme, les racines d\u2019orchid\u00e9es courent \u00e0 la surface de l\u2019\u00e9corce pour y arrimer la plante. Il faut \u00e9radiquer cette l\u00e9gende qui veut que toute plante poussant sur une autre soit un parasite ! Mais, ne me faites pas dire ce que je n\u2019ai pas dit. Il existe des orchid\u00e9es dont le mode de vie s\u2019apparente au parasitisme et un grand d\u00e9bat est en cours actuellement concernant justement la d\u00e9finition de ce mode de vie. Il s\u2019agit des orchid\u00e9es saprophytes (\u00e7a profite aux orchid\u00e9es, \u00e7a c\u2019est s\u00fbr !!!). En fait, elles vivent comme des champignons : elles n\u2019ont pas de chlorophylle (ou si peu), pratiquement pas de feuille (pas besoin puisqu\u2019elles ne font pas de photosynth\u00e8se) et se nourrissent des mat\u00e9riaux en d\u00e9composition dans le sol. On en trouve sous toutes les latitudes, mais une des plus connues est certainement la \u00ab&nbsp;N\u00e9ottie nid d\u2019oiseau&nbsp;\u00bb (<em>Neottia nidus-avis<\/em>) pr\u00e9sente en Europe en abondance toute relative.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>P<\/strong>our en revenir aux orchid\u00e9es \u00e9piphytes (le mode de croissance le plus largement r\u00e9pandu chez les orchid\u00e9es et essentiellement limit\u00e9 aux zones tropicales et \u00e9quatoriennes), certaines esp\u00e8ces ne se retrouvent que sur un h\u00f4te particulier (<em>Cymbidiella<\/em> par ex. qui pousse quasi toujours sur une foug\u00e8re du type <em>Platycerium<\/em>) ! Ce mode de vie pr\u00e9sente un avantage ind\u00e9niable, notamment dans les for\u00eats tropicales sombres. Leur vie en hauteur les rapproche de la lumi\u00e8re (mais pas trop pr\u00e8s, sinon il y aurait des probl\u00e8mes d\u2019\u00e9vapotranspiration) et leur permet une croissance optimale. De plus, les agents pollinisateurs ont plus de chances de s\u2019aventurer l\u00e0-haut qu\u2019en sous-bois, o\u00f9 la visibilit\u00e9 est nettement moins bonne. C\u2019est donc tout profit pour les orchid\u00e9es.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les orchid\u00e9es ont colonis\u00e9 toutes sortes de milieux de vie et il n\u2019y a gu\u00e8re que les pleines eaux et les d\u00e9serts (chauds ou froids) qui n\u2019accueillent pas d\u2019esp\u00e8ces d\u2019orchid\u00e9es. Elles sont pr\u00e9sentes sur tous les continents, en nombre variable. 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